Test : Delver

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Ah ! Les rogue-like ! Des jeux, que le Marquis de Sade aurait plus qu’appréciés s’il demeurait encore de ce monde. Des jeux où la souffrance liée à la perte vous pousse à y revenir. Sadomasochisme pur ? Ou simplement envie de se dépasser pour parfaire son ego ? Je vous laisse une heure pour répondre à cette question phylosophico-gameuse. Et quand je dirais « Stop », vous déposerez, toutes et tous, vos stylos…

Delver fait clairement partie intégrante de cette vague de rogue-like, vague qui ne fera, certes, pas marrer certains, mais qui plaira aux plus endurcis d’entre-nous. Le rogue-like a le vent en poupe de quoi faire chavirer bien des humeurs et laisser de l’écume aux lèvres des joueurs. Les petits gars en cuir du studio Priority Interupt l’ont bien compris, et ont fait de Delver leur priorité (disponible également sur PC, pour information). Mais, ils l’ont pensé différemment, ne serait-ce que sur sa forme, car entièrement en 3D.

Delver, le dernier dinosaure

Il faut bien l’avouer, au premier abord, Delver ressemble plutôt à un jeu des temps anciens voire oubliés, qu’à un jeu next-gen. Pour les plus jeunes, il rappellera clairement Minecraft et Cie, d’un point de vue graphisme. Pour les moins jeunes (ou les plus anciens, pour les moins polis), ce sera plus du côté d’Ultima Underworld ou de Daggerfall qu’il faudra chercher.

Delver 1Bref, pas de quoi se rouler dans les larmes de bonheur pour ce qui est du visuel. Et pourtant, et pourtant…D’une laideur certaine survint, parfois, la beauté. Car tout est souvent une simple question de cohérence.

Et de ce point de vue, la cohérence graphique de Delver en fait un jeu mignon, même avec ses textures grossières, et ses sprites en 2D. En outre, avec ses musiques agréables, ainsi que sa facilité de prise en main sur tablette, se balader dans les donjons est un véritable plaisir à défaut d’être une véritable partie de plaisir.

Rogue-like ? Oui, mais Drogue-like aussi !

Oui, Delver, comme tous les autres rogue-like est difficile, mais demeure tout de même accessible. Rappelons ici quelques principes. Ici point de scénario, si ce n’est qu’il faut récupérer un orbe magique dans un donjon, généré aléatoirement, rempli de créatures malfaisantes, de couloirs étroits et sombres, de dalles de téléportation maléfiques. J’en passe et des meilleurs.

Delver 5N’oubliez pas, en outre, que toute mort est définitive, et que vous êtes bon (mauvais plutôt), dans ces cas-là, pour tout recommencer depuis le début. Et oui ! C’est la dure réalité d’un rogue-like !

Au cours de votre douloureuse aventure, vous évoluerez (en ramassant potions, armure, armes) et gagnerez des niveaux (un point par niveau gagné à répartir entre l’attaque, la rapidité, la vie, la magie, l’agilité et lé défense), comme dans tout bon RPG. Il ne revient qu’à vous de faire de votre personnage ce que bon vous semble.

Mais, sachez, par avance, qu’il sera là pour souffrir. Car, même si la difficulté est bien dosée, et que l’on peut, avec beaucoup d’attention et de courage, terminer le jeu, la moindre petite erreur peut s’avérer être fatale. Pour autant, vous y retournerez quand même. Par plaisir pur. Sacré paradoxe que voilà, n’est-il pas ? Sade but true.

Vous l’aurez compris, Delver est un bon jeu, un très bon jeu même, à l’ambiance maléfique teintée d’une beauté certaine et d’une gameplay exigeant. De plus, il ne coûte quasiment rien : 1.57 euros. Ce qui est beaucoup moins cher qu’une tenue de latex, avouez-le… Donc, achetez-le, je vous l’ordonne (sort son fouet clouté) !

  • Delver 1

    Ce n'est point beau...Mais, c'est mignon quand même.

  • Delver 2

    Un dernier plongeon dans l'aventure ?

  • Delver 3

    Aie ! Aie ! Cela sent la fin !

  • Delver 4

    Un écran que vous verrez souvent.

  • Delver 5

    Avec la magie, vos idées auront du génie.

  • Delver 6

    Level up ! Pas de quoi frimer quand même, ce n'est que la passage au niveau 2...

  • Delver 7

    Des Lifs ! Y'en a partout des lifs !

  • Delver 9
Testé par J.Canonne • 85%
  • Ambiance
  • Réalisation générale
  • Exigence
  • Bon suivi des développeurs
  • Coûte moins cher qu’un abonnement au magazine Domina
  • Un peu court, peut-être
  • Pourra en décourager certains

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