Test : TwoDots

test

Moi, j’aime pas Candy Crush. Oui, je sais, ça sonne un peu comme le schtroumpf grognon. Mais, c’est vrai. Moi, j’aime pas Candy Crush. Candy Crush et ses dérivés de tout bord et de tout poil qui polluent le playstore en proposant le même système de gameplay. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça m’énerve. Imaginez qu’une mouche viendrait se poser dans mon verre de Lacryma Christi. Bon, voilà, vous voyez mes traits se figer, mes dents mordre mes lèvres, et, l’instant d’après, je me transforme en un homme tout vert craquant sa chemise et se retrouvant avec une espèce de bermuda en jean. Voilà ce que ça me fait. Et bah, Candy Crush et sa musique, cela me procure le même effet. Mais je respecte tout-à-fait les gens qui aiment ce genre de jeu. Après tout, tous les goûts sont dans la nature, même les mauvais. Tout ça pour dire que j’aime pas Candy Crush. Et tous les jeux du même genre. Alors, quand j’ai su que j’allais tester TwoDots des studios Playdots, Inc (mon dieu, ce nom…), je me suis tout de suite senti serré dans mes vêtements.  

Certains me diront, ou plutôt me reprocheront de dire n’importe quoi, que Candy Crush n’a rien, mais alors rien à voir avec TwoDots. Et, qu’inversement, TwoDots n’a rien, mais alors rien à voir avec Candy Crush. Je leur répondrais ceci : “C’est pas faux”. Voilà. Au moins pour calmer les esprits ainsi que les nerfs. J’aime bien cette réponse percevalienne. Mais, pour un coup, c’est vrai. C’est pas faux. Les deux jeux appartiennent à la même catégorie, et même s’ils partagent de nombreux points communs, ils demeurent totalement différents. Dans l’esprit. Pas dans la finalité des deux éditeurs.

Pas mal au début…

Franchement, dès que l’on lance une première partie de TwoDots, on est aussi emballé qu’un paquet de Twix. Et ce, pour plusieurs raisons évidentes, qui frappent directement autant aux neurones qu’au visage.

Mignon tout plein

Mignon tout plein

D’abord, la réalisation est belle. Pas aussi belle qu’un tableau de Dali, mais belle quand même. Belle dans sa simplicité. C’est bien simple, on a l’impression qu’elle est issue de la dernière version disponible d’Android, Lollipop. Sobre, élégante, et facile à prendre en main. Du pastel distillé avec goût dans les dessins. Une musique calme, douce voire reposante. Et des grilles composées de ronds de toutes les couleurs pour agrémenter le tout. J’ai trouvé que l’ensemble était assez classe, un peu comme lorsque l’on écoute un vieil album de Lisa Ekdahl accompagné d’un bon verre de cognac.

Le principe de TwoDots, fort heureusement, ne vous pousse pas à la picole (cela viendra après…). Bien aidé par un tutoriel aussi sobre que le reste, vous commencez à prendre en main la bête (du calme, du calme). Et cela se fait doucement, sans heurt. Avec simplicité.

Le fameux carré si plaisant à faire

Le fameux carré si plaisant à faire

Le but est de terminer les challenges proposées par chaque grille, remplie par des pastilles de couleur, en faisant des chaînes de deux, de trois voire plus, pastilles d’une même couleur. Mais attention, en vertical et en horizontal uniquement. Ici, la diagonale est proscrite au grand dam du Professeur Rollin (un petit coup d’œil à Youtube est nécessaire ici). Mais le jeu vous réserve une petite surprise en matière de gameplay : réussissez à faire un carré de n’importe quelle taille, et toutes les pastilles de la couleur enchaînée disparaîtront, vous faisant ainsi gagner temps et points.

Oh le jeu est ardu, le challenge est de taille. Certains niveaux vous feront désespérer parfois. Mais on devient assez vite accro. Du moins, on aurait envie de le devenir. Comment ça, vous ne me comprenez point ? Vous me dîtes que ce jeu est une merveille ? TwoDots aurait pu être une merveille. Je dirais même qu’il aurait dû être une merveille ! Mais voilà, les développeurs en ont décidé autrement.

…Et là, c’est le drame

Et, là-dessus, PlayDots a vraiment tout faux. Puissamment tout faux même. Car il existe dans ce jeu un truc qui rend les choses plus que pénibles : l’insistance quant à vous prendre votre argent. Oui, je sais, on est dans une espèce de freemium, et, par conséquent, je ne devrais pas me montrer véhément. Cependant, tout vous pousse à passer par la boutique, et une boutique à des prix honteux, n’ayons pas peur des mots.

Un écran que vous apprendrez à détester facilement

Un écran que vous apprendrez à détester facilement

Laissez-moi vous narrer cette expérience presque traumatisante liée à TwoDots. La première fois, on lance le jeu. On est ravi. On a le sourire. On fait les cinq premiers niveaux, et, bam, on bloque au sixième. On bouffe une vie, et, en dernier recours, PlayDots vous propose cinq coups supplémentaires pour la « modique » somme de 0.79 euros. On est un peu étonné de ce prix, mais on se dit qu’il nous reste des vies à utiliser. Et c’est ce que nous faisons. Mais, rien à faire, on reste bloqué au sixième niveau par le fait du hasard sans doute, avec le devoir d’attendre pour récupérer ses vies. Avec, toujours, dans le cadre de chacun de vos échecs, le petit panneau indélicat vous proposant ces fameux cinq coups complémentaires pour 0.79 euros.

Néanmoins, le pire de tout est que l’on a la très légère impression que le jeu vous prend pour un imbécile (pour rester poli) quasiment tout le temps. Tous les quatre-cinq niveaux environ (testé sur un embryon de 30 niveaux testés), et ce, malgré quelques bonus que les développeurs daignent bien vous offrir pour votre persévérance, vous vous trouvez devant un niveau maudit. Pour moi, ils furent le 6, le 10, le 14, le 21, et le numéro complémentaire : le 27. Des niveaux que vous pourrez recommencez un nombre de fois incalculable avec cette tentative d’extorsion de fonds qui fait mal aux fondements, à savoir celui du jeu et le vôtre.

Même si vous vous concentrez, que vous faites déguerpir femme, enfant et chat, pour retrouver de la sérénité, le jeu semble clairement décidé à vous mettre des bâtons dans les roues, et de vous pousser à cracher, si ce n’est le morceau, au moins une partie de vos bourses. Vous le sentez d’ailleurs (si je puis dire) dès les premiers coups. Vous savez directement que vous n’y arriverez pas. Et c’est une offense à l’intelligence, avec un amusement proche du néant dans ce cas.

Disponible gratuitement, mais disposant d’une petite boutique digne de celle des horreurs, TwoDots est un beau gâchis. Un sacré beau gâchis. Quand on sait proposer, comme ici, un produit bien fini, bien pensé, avec un concept intéressant au premier abord, on se doit de ne pas commettre d’erreur fatale, ou devrais-je dire d’erreur trop voyante. Et là, on en prend plein la tronche. PlayDots, inc se fout carrément de nous avec une difficulté mal dosée, sans doute voulue, sur certains niveaux afin d’adhérer à leur système de financement. Je n’ai ici pas envie de critiquer le dit système, qui, en soi, en vaut d’autres, mais, à ce point, ce n’est plus de l’art mais carrément du lard tellement c’est gras. Et le gras, même si c’est la vie comme dirait Karadoc, ça fait toujours des tâches que l’on a du mal à ravoir. Parfois même à vous dégouter de manger. Comme quoi on a beau être classe, on peut tout à fait parler vulgairement comme le fait TwoDots. Bon finalement, ce n’est pas PlayDots, inc, mais BadNote Inc.

Testé par J.Canonne • 57%
  • Réalisation
  • Idée bien développée
  • Gameplay intéressant
  • Gameplay bien rodé...
  • Boutique aux prix hallucinants
  • Foutage de gueule en puissance
  1. Bizarre, c’est peut-être parce que je n’en suis qu’au niveau 13 (que je viens de passer), ou que j’adorais leur premier jeu sobrement intitulé DOTS (mais qui manquait de challenge et donc d’intérêt), mais j’apprécie beaucoup, au contraire de vous, ce petit jeu. Le problème reste, comme sur tous ces jeux, les 5 vies. Mais jamais, ô grand jamais, je ne débourserai un centime pour aller plus vite. Pour l’instant je ne l’ai pas fait, et n’ai pas eu l’impression d’avoir eu à le faire. De plus, l’absence de publicité est un plus non négligeable, de même que la patte graphique et visuelle vraiment, vraiment agréable et originale. Selon moi TWODOTS méritait une meilleure note !

  2. Cela étant dit, merci infiniment pour tous vos tests, qui me permettent régulièrement de remplir la mémoire de mon Sony Xperia Z1C… Et de trier le bon du moins bon, en gardant mon œil critique quand il le faut ! 😉

    • Merci pour ton message, Charlibou 🙂 . Jocelyn n’aime pas trop ce qui reprend les ingrédients discutables des jeux King, c’est pour ça qu’il l’a taclé, mais je suis d’accord que pour le jeu en lui même, mérite une meilleure note. Les bons joueurs (et les persévérants) sauront prendre du plaisir dessus sans payer. C’est les faibles et les noobs qui trinquent 😀 . De la à dire que Jocelyn est un faible et un noob… :-° (je l’ai pas dit !)

  3. Salut,

    Horrible c’est niveau ou l’on bloque. J’ai désinstallé le jeu. De plus, c’est une aberration de parler de niveau, vu que la difficulté s’adapte au style de jeu du joueur (même chose que candy crush)…. De quoi rendre difficile les niveaux très (trop) rapidement. Quand on bloque autant au tout début, on laisse vite tomber en voyant tout ce qu’il reste.

Réagir

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce commentaire aurait pu vour rapporter 10 Points.