Test : Shark Dash

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Un jeu très aquatique qui oppose les requins aux vilains canards jaunes. Quand on pense à Gameloft, on pense à des GTA-like comme Gangstar, des Gran Turismo-like tels que GT Racing ou encore des Modern Warfare-like tels que Modern Combat. Bref, on pense à des superproductions adaptées officieusement aux terminaux mobiles. De la 3D qui en met plein la vue et qui se veut réaliste.

C’est pourtant bien Gameloft, ce même développeur qui est derrière Shark Dash. Ici, l’idée est simple : pourquoi s’entêter à rechercher le réalisme à tout prix, alors que les jeux qui ont du succès sont basés sur un concept simple mais terriblement accrocheur ? C’est ainsi qu’est né Shark Dash, sorte de Angry Birds où les oiseaux sont des requins, et les vilains porcs sont incarnés par des petits canards.

shark-dash-savon.jpg La ressemblance ira jusque dans la simplicité du gameplay, du tirer-viser-relâcher toujours aussi simple et efficace sur les terminaux tactiles d’aujourd’hui. Une petite action spéciale tout au plus, à déclencher après le tir en appuyant sur l’écran n’importe où… comme sur Angry Birds ! Passé le constat de cette ressemblance, Shark Dash est finalement un jeu à part entière, qui possède son propre univers et ses mécanismes.

Le but du jeu est de manger tous les canards du niveau (première étoile). C’est vous qui incarnez les requins, qui sont parfois plusieurs dans un seul niveau. Vous devez donc vous rapprocher de ces canards, par tous les moyens possibles, tout en utilisant le minimum de coups (deuxième étoile). Pour atteindre le “perfect” dans chaque niveau, il faut aussi faire en sorte de récolter les pièces dispersées dans les recoins du décor (troisième étoile).

shark-dash-stars.jpg Lors des premiers niveaux, vous allez d’abord tâtonner pour voir ce qu’il se produit lorsque vous toucher aux autres éléments, et appréhender les réactions de vos requins. Les blocs de glace explosent lorsque vous les touchez. Les morceaux de savon coulent dans l’eau. Les blocs de mousse ne font pas exploser les mines. Une fois la loi des interactions bien assimilée, il devient vraiment amusant de jouer avec, et de faire fonctionner son cerveau pour compléter les niveaux.

Il y a encore beaucoup, beaucoup d’autres petits objets tels que les mines, les téléporteurs mais aussi et surtout les tubes et les bouées, que pratiquement tous les éléments peuvent emprunter également, ce qui donne beaucoup de dynamisme aux phases de jeu, c’est très sympa !

shark-dash.jpg La plupart de temps, les niveaux se résument à placer un ou deux coups bien placés après avoir réfléchi, et puis admirer la réaction en chaîne qui se produit. Sauter vers la plate forme pour la bouger, ce qui fera tomber la balle dans le tube, qui ressortira en plein sur la rangée de mine, ce qui vous permettra de passer de l’autre coté pour en finir avec les canards… deux coups !

Les graphismes sont très réussis. C’est beau et bien dessiné, les couleurs sont au top. La physique est très satisfaisante, bien que la gestion de l’eau se résume à un effet de pression qui fait remonter notre requin. L’essentiel de l’action se passe donc en l’air ou sous l’eau, mais en tout cas pas “avec” l’eau, comme on peut le voir dans Sprinkle par exemple.

Quand à la bande son, elle est également très bonne. Une musique bien cartoon et des bruitages qui ne sont pas, une fois de plus, sans rappeler Angry Birds.

shark-dash-levels.jpg Si vous ne parvenez pas à choper tous les canards au bout d’un certain nombre de coups, la baignoire (oui, parce que l’action se déroule toujours dans une baignoire) se vide et vous avez perdu.

Chaque “monde” est composé de 24 niveaux. Il faut obtenir le maximum d’étoiles possible, car le monde suivant requiert un certain nombre pour être débloqué. Il y a pour l’instant quatre mondes, d’autres seront ajoutés au fil du temps.

En plus des étoiles, il y a aussi de nombreux “Succès” et “Missions” (24 de chaque) qu’il faudra accessoirement remplir, si vous voulez absolument finir le jeu à 100%, mais laissez-moi vous dire que vous allez en avoir pour un certain temps.

shark-dash-boutique.jpg Le jeu est proposé au petit prix de 79 centimes. Un investissement très largement rentabilisé par les heures d’amusement que vous allez avoir, car une fois commencé, il est très difficile d’en décrocher ! Pourtant, il est encore regrettable que Gameloft ose quand même proposer du contenu payant (fort heureusement non nécessaire) alors que le jeu est lui même déjà payant.

Il est donc possible d’acheter des “pièces virtuelles” du jeu (que l’on peut autrement gagner en progressant dans le jeu). Celles-ci, vendues par pack entre 1 euro (250 pièces) et 4,5 euros (15000 pièces) permettent d’acheter des élixirs permettant d’annuler un coup, ou encore de changer l’apparence du requin, et enfin de débloquer tous les niveaux (18000 pièces). Pour vous donner un ordre d’idée, je suis à environ 2600 pièces gagnées, à la moitié du 3ème monde.

Un aspect commercial qu’on aurait bien aimé voir retiré, ne serait-ce qu’une seule fois, dans un jeu Gameloft. En dehors de ça, Shark Dash reste donc, vous l’aurez bien compris, un excellent puzzle-game dont vous ne devriez plus décrocher, si vous êtes un fan du genre. Comme quoi, il n’est pas nécessaire d’en mettre des tonnes pour faire un excellent jeu !

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Testé par Florian Duval • 90%
  • Le gameplay simple
  • La qualité des niveaux
  • Le petit prix
  • Aucune démo proposée
  • Une vraie boutique malgré tout

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