Test : Ingress

test

C’est bien connu, les jeux vidéo, ça rend asocial, ça fait rester chez soi devant un écran alors qu’il fait beau dehors, bref, c’est comme Google, ce géant qui amasse toutes nos données personnelles dans le but de contrôler le monde. Du coup, que se passe-t-il quand on associe ces deux grands maux de notre époque ? Cela donne Ingress, un jeu de réalité augmentée qui vous fera sortir et rencontrer des gens !

On est dans le présent, des recherches secrètes ont découvert de la Matière Exotique un peu partout dans le monde, bref l’histoire n’est pas forcément un point majeur mais du coup deux camps se sont formés, la Résistance et les Illuminés. Les premiers veulent protéger l’humanité telle qu’elle est, tandis que les seconds veulent laisser la Matière Exotique faire évoluer les humains. Vous êtes amené à faire le choix de votre camp dès le début du jeu, et attention, ce choix sera définitif et même si le jeu reste le même, votre expérience peut être très différente du coup…

ingress-1

Me voilà arrivant sur une nouvelle ville…

Des portails partout, ou presque !

“Comment fait-on pour se déplacer ?” – “Tu mets un pied devant l’autre…”
Ce discours, entendu maintes fois, vient souvent quand de nouveaux joueurs arrivent dans le jeu… En effet, pour jouer à Ingress, il faut se déplacer ! Le principe d’Ingress est plutôt simple : des portails par lesquels la Matière Exotique arrive se trouvent un peu partout dans le monde (oui, le monde, la Terre, partout !) près de points “culturels” importants, le but étant de les capturer pour notre faction afin de créer des zones de contrôle.

Il s’agit ainsi de voyager un peu partout autour pour arriver à portée (40 mètres) de ces portails pour interagir avec eux, prendre ou reprendre le contrôle pour colorier le coin dans la couleur de notre faction. Pour arriver à cela, il faut voyager beaucoup afin de collecter de la Matière Exotique (servant d’énergie pour les actions), de hacker plein de portails afin d’obtenir des objets pour nous aider dans notre quête, et ensuite jouer à la guerre avec l’autre faction. Le jeu nous repère grâce à notre GPS et nous affiche une vue à jour des environs.

Le premier problème de beaucoup de gens, c’est que la quantité de portails aux alentours dépend du nombre de joueurs; du coup si on habite en campagne, il y a très peu de portails, alors qu’à Paris il y a un portail tous les dix mètres… ce qui change beaucoup l’appréciation qu’on peut avoir du jeu. Mais est-ce vraiment un problème ? Pas vraiment je pense.

Un jeu pour tous

Ingress est un jeu assez spécial du fait qu’on puisse y jouer que lorsqu’on se déplace. L’équilibrage du jeu est bien réalisé et permet à tous de pouvoir s’y impliquer comme il le souhaite : certains pourront y passer leurs journées tout comme d’autres pourront ne le démarrer que lors de certains déplacements lorsqu’ils en ont envie. Il n’y a pas de pénalité à cela, au contraire, le caractère global d’Ingress permettant d’avoir des environs qui changent tout le temps, ce qui en fait une guerre qui ne finit jamais.

ingress-2

Certaines zones regorgent vraiment de portails !

Pour ceux qui veulent s’impliquer plus, la communauté autour du jeu est très active. Et ce d’autant plus que le jeu promeut le jeu en équipe; même si l’on peut rester seul, il est très intéressant de s’associer à d’autres personnes pour avoir des portails plus puissants, et pour monter des opérations de plus grande envergure. Ce qui est assez spécial par contre, c’est que les communautés des deux différentes factions ont tendance à se haïr assez violemment (pas trop en France, mais aux États-Unis par exemple), en raison de l’opposition assez prononcée. Du coup, le choix de la faction change beaucoup car on est amenés à jouer avec différentes personnes et que l’on parlera très peu aux membres de l’autre faction.

Niantic Labs, le nom de la sous-division de Google s’occupant d’Ingress, organise régulièrement de nombreux événements, appelés “Anomalies”, un peu partout dans le monde. Faisant avancer l’histoire, c’est surtout l’occasion de rencontrer plein de monde (des centaines, voire milliers de personnes participant à chacune d’entre elles) et de passer un après-midi à jouer de façon intensive à Ingress en compagnie de nombreux autres membres de sa faction.

Se déplacer en s’amusant

Je n’aurais jamais pensé marcher autant pour un jeu, et pourtant, Ingress m’a déjà fait marcher plusieurs dizaines de kilomètres afin d’atteindre le plus de portails possible et contrôler de larges zones. Au final, ça donne une bonne occasion de faire le tour de sa ville de temps en temps, ça rend les déplacements en bus plus passionnants, en tramway plus marrants quand un autre passager joue en même temps, et en métro plein plus ennuyeux vu que sans localisation GPS et sans réseau 3G, il est un peu difficile de jouer…

Néanmoins, Ingress n’est pas forcément le jeu qui passionnera le plus de gens. Pas qu’il soit mauvais, juste qu’il reste principalement un jeu géolocalisé et que le gameplay n’est pas très poussé à part ça. Du coup, si vous n’avez pas l’envie ou l’occasion de jouer en vous déplaçant, il ne reste plus vraiment grand-chose. Même si c’est une critique un peu plate vu que ça revient à dire “si vous n’aimez pas le type de jeu vous n’aimerez pas le jeu”, ça reste une spécificité peu présente dans le monde des jeux sur smartphones et à laquelle on ne s’attend pas forcément. Mais après tout, c’est ce qui en fait sa force.

Ingress nous fait découvrir un monde parallèle et très vivant dans lequel évoluent déjà des dizaines de milliers de joueurs; il nous donne vraiment l’impression de découvrir un univers caché derrière ces lieux que l’on connaît si bien. Après quelques jours de jeu, je me suis souvent surpris à faire des petits détours sur mes trajets pour atteindre un portail un peu loin, ou libérer ma ville de l’influence des Illuminés (désolé mais je suis Résistant !). Maintenant, je ne joue pas tous les jours mais j’aimerais passer du temps dans le jeu lors de mes déplacements, surtout vers des villes où je ne vais pas souvent. C’est pour moi un très bon jeu qui se prête bien à un jeu modéré selon les envies du moment. En plus, il est gratuit (et sans aucun achat), du coup, essayez-le !

Testé par Michel • 91%
  • Gameplay très original et équilibré
  • Adapté à un jeu sporadique comme intensif
  • Communauté très active
  • Nécessite un réseau stable
  • Ne se joue pas n'importe quand

Réagir

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce commentaire aurait pu vour rapporter 10 Points.