Test : Bad Roads 2

test

C’est qu’il commence à faire chaud en ce moment. Surtout en plein milieu de l’après-midi. Dans mon bureau, qui bénéficie d’une lumière sans faille et de stores faillibles, il fait atrocement lourd, si bien que, fort souvent, je m’imagine en train de prendre une boisson bien fraîche sur la terrasse d’un café, avec pour seul compagnon un bon livre. Un truc qui rafraîchit l’esprit comme Antigone de Jean Anouilh. Ah, quoique, Antigone, ce n’est pas trop du genre rafraîchissant, même si cela demeure fort bon. Un truc plus léger comme…Merde, je ne trouve pas. Bon alors, je m’imagine plutôt dans une décapotable avec pour seul compagnon le vent dans mes cheveux longs, le soleil à l’horizon, quelques mots d’une chanson, que c’est beau, c’est beau la vie. Hou, je commence à avoir vraiment chaud, je suis en train de chanter du Jean Ferrat. Bon alors, on s’imagine simplement en train de jouer à un truc frais, un peu comme les jeux de Laurent Bakowski, comme Bad Roads 2 notamment, tout en espérant que la route soit moins encombrée que celle de mon esprit pernicieux.

Disponible depuis le début de l’année, mais bénéficiant d’une mise à jour, ces derniers temps, Bad Roads 2 est la suite de Bad Road. Voilà, voilà. Vous êtes bien renseignés ainsi. Développé d’une seule main par un seul homme, Laurent Bakowski, comme beaucoup des jeux qu’il propose, Bad Roads 2 vous emmène sur les routes, à l’aide d’un véhicule motorisé. Voilà, voilà. Vous êtes bien renseignés ainsi, le retour. Il mélange à la fois le jeu de scoring, le jeu de course automobile et le jeu de type runner. Mais surtout, et comme le fut Tiny World, autre jeu développé avec brio par notre Laurent national, il est fort rafraîchissant. Un peu comme un Monaco servi bien frais, mais avec de la bonne bière (pas de la pression détestable).

Un mélange agréable

Bad Roads 2, comme dit précédemment, vous met dans la peau, ou dans la carrosserie d’un véhicule, transportant quelques caisses qu’il ne doit lâcher sous aucun prétexte sur la route (surtout si vous êtes derrière…), sous peine de voir arriver le game-over fort rapidement. Un principe classique, mais, ici, particulièrement bien appliqué.

Chute Inc !

Chute Inc !

En effet, le terrain, sur lequel vous allez évoluer, est une bien triste route, comme on devait en faire jadis avant l’arrivée du goudron. Si bien qu’elle ressemble étrangement à ce qui se faisait jadis, du temps du goudron et des plumes.

D’ailleurs, telle une plume, vous évoluerez avec légèreté dans des décors variés que vous pourrez débloquer au fur et à mesure de votre progression. Celle-ci est progressive, et se fera sans heurt, si ce ne sont quelques accidents de temps à autre, de quoi avoir le temps de ramasser au passage la monnaie du jeu. Cette dernière vous permettra d’acheter bien entendu de nouveaux véhicules aux caractéristiques, formes, et conduites différentes, ainsi que de nouveaux parcours qui mettront votre patience ainsi que votre dextérité à l’épreuve. Et le voyage sera bien agréable.

Un mélange servi comme il se doit

Une route est toujours moins longue lorsque les paysages valent le coup d’œil (bon, sauf pour le chauffeur qui se doit d’avoir les yeux bien rivés sur la route). Et, ici, c’est clairement le cas. Graphiquement, le jeu demeure simple, mais particulièrement réussi. Les paysages, avec leurs scrollings parallaxes, et les véhicules sont très clairement mis en avant, notamment grâce à un habile mélange de nuances de noir et d‘autres couleurs qui font ressortir le tout comme le feraient des ombres chinoises.

Graphiquement mignon comme tout !

Graphiquement mignon comme tout !

La maniabilité n’est point en reste. Elle demeure très accessible, même pour un enfant de 5-6 ans, même si la difficulté du terrain reste présente. Le côté droit sert à accélérer, et le côté gauche sert à ? Il sert à ? Oui, bravo, jeune homme aux petites lunettes rondes et aux grands yeux ouverts, il sert à décélérer. Bon, il faut dire que la question n’aurait pas plu à Julien Lepers, tellement elle était facile, mais encore fallait-il y répondre.

Et le temps de réponse, ici, est important. C’est même un droit absolu si vous ne voulez pas finir à l’envers telle une tortue préparée à une longue agonie. Mais, sachez que cette agonie prévue se fera avec panache (je ne vous pousse pas à boire une bière), et servie, comme dans un bar, par des musiques très entraînantes et aussi variées que les routes que vous dévalerez.

Un mélange qui trouve facilement recette

Il est vrai que l’originalité du jeu n’est clairement pas son point fort. Mais, le travail soigné, aperçu à tous les niveaux, font de Bad Roads 2 une réussite rafraîchissante, comme l’était en son temps Tiny World. Plus varié, mais moins éducatif, le jeu vous emporte sans véritablement vous lasser. On y rejoue avec plaisir, sans aucune contrainte.

Les véhicules à déloquer avec quelques surprises

Les véhicules à déloquer avec quelques surprises

Bien entendu, le manque de nouveauté pure pourrait faire tâche, mais pour autant cela ne vient en rien grever les décors. Un principe simple. Un jeu simple. Du plaisir simple. C’est déjà bien plus que ce que représente pas mal de jeux sur le Playstore. Et même s’il vous donnera l’étrange impression d’y avoir joué avant, mais sous un autre nom, Bad Roads 2 vous fait découvrir une nouvelle route, celle de la joie immédiate.

On pourra, bien sûr, reprocher certains points, notamment un manque de nuance lorsque l’on déloque les nouveaux niveaux, quelques véhicules à la conduite un peu plus rêche que d’autres. N’empêche que pour un jeu non payant, il apporte déjà bien plus que d’autres.

Disponible gratuitement, avec quelques publicités non gênantes, mais aussi au doux prix de 0.99 euros pour la version complète sans l’apport publicitaire, je ne saurai que trop vous recommander Bad Roads 2. Bien entendu, il peut souffrir d’une certaine concurrence, et pourra ne pas plaire à tous. Néanmoins, avec une réalisation remarquable en tout point, permettant un usage sur des appareils modestes, un challenge intéressant et progressif, il représente un parfait mélange du trio course/runner/scoring. De quoi prendre une place dans un trio de tête pendant la course ? Assurément. Et quand l’on sait qu’il s’agit du travail d’un seul homme (et quel homme !), on ne peut qu’applaudir. Monsieur Bakowski, je vous remercie de redonner un bon coup de fouet au genre par votre réalisation. Maintenant, si vous me le permettez, un petit conseil : on vous attend de pied ferme sur un terrain de jeu totalement différent de celui des jeux de voiture. Afin que vous nous prouviez, une fois de plus, votre talent.

Testé par J.Canonne • 85%
  • Bonne réalisation
  • Relaxant
  • Fun
  • Maniabilité au top
  • Challenge progressif
  • Manque un peu de variété
    • Tu peux tout-à-fait faire la suite, surtout si c’est du même niveau ;=)

      Bon courage, en tout cas, pour le travail qui t’attend ;D

Réagir

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce commentaire aurait pu vour rapporter 10 Points.